Carrière cycliste de Mickaêl Buffaz, sa saison, ses news, ses résultats
Au réveil ce matin, nous avions un peu de soleil et du ciel bleu mais tout c’est très vite gâté vers 12h, et la pluie annoncée a fait son apparition. Avec une température de 5°, je vous laisse imaginer notre état d’esprit avant le départ.
Pour une reprise, ça allait être folklorique et encore plus difficile, d’autant plus que je suis venu là pour terminer coûte que coûte !!
Avec un temps comme ça notre dilemme dans le camping car est de savoir comment s’habiller. Il faut être suffisamment couvert pour ne pas prendre froid et pas trop afin d’éviter d’étouffer. C’est dur de trouver le juste milieu surtout sur un circuit comme les grimpeurs ou à chaque tour il y a une bosse à franchir. Une la décision prise au sujet de l’habillement, il n’y a plus qu’à se lancer. Pour ma part je me suis élancé en dernier, après le coup de sifflet car j’ai décidé de rajouter une couche de vêtement au dernier moment. Il faut croire que ma décision n’était pas encore prise.
J’ai mis 2 ou 3 km pour rentrer dans le peloton, juste avant le départ réel. Ensuite, les 3 premiers ont été pour moi un vrai calvaire : lâché en bas de la descente du premier, à cause d’un peu d’appréhension sans doute, j’ai bien cru que la course allait s’arrêter là. Une fois rentrer j’ai bien pris le soin de tout de suite remonter aux avants postes, mais à chaque fois dans la descente j’étais relégué à l’arrière et sur le plat je n’arrivais même pas à suivre les roues. A ce moment là, j’étais vraiment plein d’incertitude et de doute, je ne comprenais pas qu’avec tout le travail fourni et un bon échauffement je pouvais me retrouver dans cet état.
Ensuite, sans trop savoir pourquoi, dans le 4ème tour les choses se sont considérablement améliorées à un tel point que je ne sortais plus des 15 premiers, mais 6 coureurs c’étais déjà portés aux avants postes. J’ai poursuivi donc ma course en essayant de flairer les contres pour aider aussi l’équipe pour les points de la coupe de France car aucun de chez nous n’était dans l’échappée. Dans le 6ème tour une info de Denis Leproux dans l’oreillette nous annonça que l’on était plus que 3 de l’équipe en course. A ce moment là vous n’imaginer pas ma surprise mais aussi la pression que cela m’a mis, car vu le temps je n’étais pas sure d’aller au bout. De toute façon maintenant je n’avais plus le choix !! Je me suis donc concentrer pour économiser mes efforts et essayer de manger mais ceci était impossible car j’avais les mains complètement gelées. A 5 tours de l’arrivée, une attaque dans la bosse de Canouet a propulsé 6 coureurs en contre pour la 9ème place. J’étais dans sa roue mais je n’ai pas eu assez de force pour le suivre !! Il termine 13ème, moi 21ème et Agnolutto 25ème.
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Comment ne pas être content de ce résultat pour une course de rentré et dans ces conditions ! La prochaine débute Mercredi pour les 4 jours de Dunkerques.