Carrière cycliste de Mickaêl Buffaz, sa saison, ses news, ses résultats
Coureur Agritubel : Agnolutto, Bergès, Crosbie, Salmon, Martinez, Jonhson, Coutouly, Buffaz
Voilà la reprise des coupes de France est arrivée. Ces courses sont très importantes pour l'équipe et pour nous aussi. Quand on est au départ on ne pense qu'à une chose, ne pas laisser une échappée partir sans un coureur de chez nous.
D'ailleur dès le départ, dans toutes les attaques il y avait quelqu'un de chez nous : Bergès, Agnolutto, Jonhson et moi étions les plus actifs. Ensuite, après 15km les jambes se sont faites plus lourdes et j'avais du mal à récupérer des accélaration du peloton. Il y eu même un moment où lors d'une cassure, je me suis retrouvé dans le second peloton. Je pensais bien que pour moi la course était finie, mais pour l'équipe pas de problème car Crosbie, Coutouly, Martinez assuraient comme des chefs à l'avant en étant dans tous les coups.
Finalement, on est rentré et ensuite je sentais que physiquement les choses ne s’étaient pas empirée et surtout que j’étais encore là. A ce moment là je me rappelle avoir regardé mon compteur ; on avait fait 70 km. C’est vrai que je me sentais mieux mais pas capable de peser sur la course. Et ça c’était dur dans la tête car je voyais bien les copains se démener aux avant-postes, mais rien pouvoir faire.
Au bout 95km dans la difficile bosse du circuit, je me suis surpris à pouvoir suivre une attaque de Philippe Gilbert (futur vainqueur). Cela m’a redonné confiance et à partir de là je n’ai plus quitté les avants postes car dans cette course la sélection se fait souvent par l’arrière. De cette manière, à 4 tours de l’arrivée (12,5km le tour) on s’est rapidement trouvé à 40 à l’avant avec 3 coureurs Agritubel, Martinez, Agnolutto, et moi. Dès lors, je n’avais plus le choix pour être devant : aller dans tous les coups car vu le nombre d’attaque il était impossible de savoir laquelle irai au bout. D’ailleurs à 3 tours de l’arrivée 4 coureurs sont partis dans la bosse dont Gilbert, Turpin. Je n’ai pas pu y aller !
L’écart n’a jamais excédé 30’’ et j’espérais bien que quand l’écart se réduise un peu, je pourrais gicler et rentrer.
A 1 tour et demi, après la bosse, on est rentré à 15’’ et j’ai réussi à rentrer seul. Derrière, le peloton a hésité un peu et on a pu prendre 40’’. A ce moment, on était déjà à 40’’ de Philippe Gilbert, seul en tête. On a roulé très fort à mon goût mais on n'est jamais rentré.
Nous, notre groupe de 4 s’est fait reprendre par 3 coureurs revenus de l’arrière, j’ai eu peur pour le sprint pour la deuxième place. Je tenais là ma chance de faire un bon résultat en coupe de France et je ne voulais pas que ces coureurs viennent gâcher cela. Je savais que Turpin était le plus rapide au sprint.
Au km le coureur de Cofidis a attaqué, personne n’a réagi. A 400m, Turpin a attaqué et je fus le seul à pouvoir prendre sa roue mais avec 10m de retard. J’ai mis trop de temps à combler mon retard dans ce faux plat interminable et je n’ai pas réussi à le dépasser.
Je termine 3ème, un peu déçu de n’avoir pas fait 2. Que voulez vous on en veut toujours plus mais c’est vraiment réconfortant ! Cela vient au bon moment pour justifier mes heures d’entraînements et tous ces sacrifices depuis 2 ans et demi.
C’est bizarre Lundi lors de la course en Espagne, Didier, notre kiné me disait au massage que j’avais les jambes dures. Hier soir c’était le contraire, et on s’était mis à rêvé ensemble d’une place sur le podium ; c’est génial !!!
Demain on part à Bloy pour le départ Mardi de Paris-Corrèze.