Carrière cycliste de Mickaêl Buffaz, sa saison, ses news, ses résultats
Bicicleta Vasca, 2.HC, Pays Basque
Les coureurs Agritubel : Buffaz, Canouet, Coutouly, Laurent, Martinez ABD, Johnson ABD, Crosbie ABD
3ème étape : Tolosa Strio de Oro ; 136km
Aujourdhui, plus de soleil, mais une petite pluie, et du brouillard. On passe ainsi des 35° de la veille à 17°.
Pour le profile, vous navez quà aller voir dans la catégorie « parcours des courses », ils sont tous répertoriés. Rien ne sert de répéter que ça a fait que de monter descendre.
Cette grande étape de montagne n'en fut guère une pour notre équipe affublée par les problèmes. Suite à son accident de la veille (lire l'article d'hier), Jose-Alberto Martinez n'a tenu que 17 km, devant monter dans l'ambulance, lessivé par ses nombreuses lésions. Ben Johnson, qui découvre le monde pro au fur-et-à mesure (ndlr il n'a débuté que le 1er mai dernier), a dû bâcher également, tout comme Nicolas Crosbie, exténué par sa fugue vers Tolosa, la veille.
Côté course, l'étape fut enfin une explication entre "gros" du peloton de cette Euskal Bizikleta / Bicicleta Vasca. Dès le premier col des attaques de partout, jai réussi à maccrocher mais à 3km du sommet jai complètement lâché prise. Il faut dire que ça montait très vite et de voir Alberto se faire lâcher, ça fiche un sacré coup au moral. Sur cette course on est venu se dévouer pour lui, on a perdu notre motivation première : il a fallut trouver une autre source de motivation pour repartir. Je pensais rentrer dans la descente mais je nai pas voulu prendre de risque, avec la pluie et le brouillard cétait vraiment trop dangereux.
Arrivée au pied du col suivant, on ne voyait toujours pas le peloton. Franchement ça fait peur de faire lâcher aussi tôt. Tous les 4 derniers rescapés Agritubel avons roulé le plus possible dans la descente suivante en vain. Au pied du 3ème col de la journée on avait vraiment le moral dans les chaussettes. Mais peu avant le sommet la direction de course nous a annoncé le peloton quà une minute. Je pensais bien que la descente suffirait pour rentrer et bien non il nous a fallut encore 15km et une sacré partie de manivelle.
Une fois dans le peloton on a pu se reposer une petite trentaine de kilomètres avant les 3 derniers cols.
Dans le col suivant jai encore essayé de maccrocher mais à 2km du sommet je me suis résigné à attendre mes équipiers pour terminer ensemble cette étape. Elle fut courte mais elle fut pour moi la plus dure en terme dintensité, démotions et de stress.