Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carrière cycliste de Mickaêl Buffaz, sa saison, ses news, ses résultats

Publicité

Tour Alentejo, 2.1, (Portugal)

Tour de Alentejo, 2.1

 

3ème étape : Montenor-oNovo / Elvas : 190km, 42moy

 

 

            Encore une belle journée quoique le soleil fût un peu voilé par des nuages, mais cela ne fût pas pour nous déplaire. De ce fait la température est longtemps restée en dessous de 30°. Elle n’est montée à 30-31° que dans les 2 derrières heures. Heureusement qu’il a fait moins chaud car les organismes auraient eu dû mal à enchaîner une nouvelle étape à 37°.

 

            Dès le départ, une nouvelle fois Nicolas Crosbie a mis le feu aux poudres. Il a le chic pour mettre les espagnols de mauvaise humeur. Et nous voilà parti pour une première heure de folie. Des milliers d’attaques surtout initiées par les agritubels ; les plus actifs, Bergès et Crosbie surtout après que des portugais aient agacé Stéphane Bergès. Ensuite Christophe Laurent et Johnson étaient toujours là pour prendre le relaie des attaquants.  Quant à Martinez et moi nous restions bien au chaud dans les roues car en ce qui me concerne il me fallait récupérer un peu de l’escapade d’hier, et pour Martinez, notre leader, il se réserve pour l’étape de montagne de demain.

 

            Aujourd’hui, ce qui est surprenant, c’est qu’au bout de 60 km il n’y avait toujours pas d’échappée de parti. Il fallut attendre le 70e kilomètre pour voir un groupe de 20, prendre un peu de champ dans un petit talus. Ils avaient déjà une centaine de mètre d’avance quand je suis remonté dans les premières positions du peloton. Là, je me suis vite rendu compte qu’il y avait personne de chez nous. A ce moment, j’ai un peu hésité, je ne me sentais repartir dans une cavalcade comme la veille, mais après tout le boulot qu’avaient fait les autres, il aurait été dommage et inconcevable de voir partir une échappée sans nous. Alors voyant que j’étais le seul en position de le faire ; j’ai flingué et je suis rentré juste après la bascule de la bosse.  En voyant ce gros groupe de 20-30 je pensais vraiment que l’on ne pourrait pas aller loin. On était trop nombreux. Mais c’était avant de voir 3 coureurs s’extirper du groupe et prendre rapidement 250m d’avance. Voyant que personne ne réagissait et semblait vouloir laisser filer j’ai de nouveau attaquer pour rentrer seul. Je fus vite imité par 4 autres coureurs. Nous voilà 8 à l’avant !! Alors là je voyais les choses bien engagées pour que je me trouve dans l’échappée du jour car rapidement l’ardoisier est venu nous montrer sur son panneau. En disant ça, j’appréhendais car je doutais franchement de mes capacités pour suivre. Mes doutes étaient bien réels car pendant les 40km qui ont suivi j’ai énormément souffert ! Je passais mon relaie une fois sur 2, je manquais de sauter dans la moindre bosse. Mais après le kilomètre 135 où se trouvait le sprint bonif, que j’ai remporté, les choses se sont vraiment arrangées. Je passais plus de relaies et je me sentais bien mieux que ces 3 derniers jours. Bizarre mais voilà encore un exemple que même si ça va mal il faut toujours essayer de s’accrocher !!

 

            Finalement à 20 de  kilomètres l’arrivée, le peloton était revenu à 1’20 et les coureurs de l’échappée commençaient à montrer des signes de fatigue. Alors les plus costaud prenaient des relais très appuyés, limite des attaques afin d’éliminer les plus faibles. A ce petit jeu, 2 fois il y eu un coureur ou 2 qui partaient, et à chaque fois j’ai réussi à rentrer tout de suite. Ensuite il y eu des regroupements, de nouveau des lâchés de sorte qu’à 10km de l’arrivée on n’était plus que 5 pour résister au peloton lancer à nos trousses. On a tous, tout donner mais à 1,5km de l’arrivée le peloton avait rejoint l’échappée mais il restait encore devant un Japonais et moi. Nous avions tenté une dernière fois en espérant que le peloton marquerait un temps d’arrêt en reprenant les autres.

 

 

Malheureusement, nous avons été repris à 800m de l’arrivée.

 

Dommage !! Mais je ne peux qu’être content de moi et de ma forme actuelle. Cependant, je dois une partie de ma réussite sur ce tour à mon Kiné, Didier GILLES, car lors de la première étape je me suis déplacé une vertèbre dorsale dans une relance. J’avais le dos en compote et une grosse douleur. S’il n’avais rien fait je n’aurai pu faire tout ça !! Il a réussi à me remettre la vertèbre et ensuite ces supers massages m’ont aidé à récupérer plus vite. Merci à lui.

           

            Demain, une grosse étape de montagne. Je vais dans l’inconnu, car avec les deux efforts à répétition je ne sais pas comment je peux récupérer de tout ça. D’autant plus qu’il y a certain portugais qui sont vraiment bien préparer !! Enfin on verra.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article