Carrière cycliste de Mickaêl Buffaz, sa saison, ses news, ses résultats
Uniqa Classic, 1.1, Autriche
Aparté : Cest dans un magnifique hôtel typique de lAutriche que nous avons séjourné pendant les 4 jours.
130 coureurs au départ.
Les coureurs Agritubel : Salmon, Canouet, Coutouly, Crosbie, Buffaz, et Alderto Martinez nest pas venu à la course car il avait chuté au circuit de Lorraine. Rien de grave mais il avait besoin de récupérer.
1ère étape : Prologue de 8km :
Pratiquement un aller-retour, ce circuit relativement bien roulant allait donner un avantage aux rouleurs. Je termine à 50 du meilleur temps. Je peux considérer que jai fait une très bonne course, je termine 69ème. Il faut dire que le vainqueur met plus de 10 au deuxième.
Il y avait longtemps que je navais pas fait un aussi bon chrono. Tous les coureurs de léquipe termine dans les mêmes temps à quelque chose prêt.
2ème étape : 185km
Une étape mixte, car il ny avait seulement 2 cols et le dernier était à la moitié de létape, donc une étape plus prévue pour une arrivée au sprint massif. Ce fut dailleurs le cas.
Mais avant il faut revenir au file de la course. Au bout de 10km, jai prévenu tous mes coéquipiers que je voulais faire le départ pour quils remontent en cas de contre. Une fois lattaque lancée, je suis bien sorti, jai tenu 3 à 4 km seul devant en espérant quun petit groupe revienne mais malheureusement cétait le peloton. De suite, un contre avec Coutouly dedans donc pas de souci, mais juste avant le retour du pelton 2 hommes sont ressorti du groupe de tête. Moi voyant que le pelton regardait ces 2 fuyards sen aller sen broncher jai compris quil fallait y aller très vite, mais jétais bloqué au milieu du peloton. Alors je me suis mis sur un bord et dès que jai vu un trottoir jen ai profité pour le prendre afin de remonté vite à lavant pour rentrer sur les échappées. Mais en sautant sur ce trottoir gravillonneux jen crevé de la roue arrière. Voilà encore un incident mécanique.
Ensuite la suite de létape était surtout marqué par des cols. Un col de 3ème et deux de 2ème catégorie. Même si ces cols ne montent pas très haut en altitude (1100m max) ils ont la particularité dêtre très raides. En effet les pourcentage moyen sont toujours au dessus de 8% et pendant au minimum 5km. Bien entendu il y a des passages très durs pouvant aller jusquà 20%. Ça a été dur mais jai passé les difficultés toujours dans les 20 premiers du peloton.
Finalement, à la faveur de la descente il y eu un regroupement général et cest un coureur de léquipe Naturino, Fisher, qui gagne. Moi jessai de faire le sprint mais la porte ne sait jamais ouverte de mon côté. Je reste donc à ma place et termine 37e, Benoît Salmon 38e, et tous les autres dans le même temps.
3ème étape : 165km
Le fait marquant de cette étape est labandon au bout de 10km de Coutouly Cédric victime dune intoxication alimentaire. Il est vrai que le départ avec le vent de côté et les bordures ne lui ont pas facilité les choses.
Dailleurs, ce départ difficile à favoriser la création dune échappée de 7 coureurs au sein de laquelle nous avions Gilles Canouet.
Après 60km de plat, les choses sérieuses allait commencer car nous avions 2200m de dénivelé à faire et 2 cols de 1ère caté et 2 de 2ème caté.
A mon grand étonnement je les ai tous passé avec les 25 meilleurs, pouvant ainsi épauler notre leader Benoît Salmon jusquau bout. Pendant, ce temps, Nico Crosbie, en petite forme se battait à larrière pour rentrer dans les délais. Je sais ce que sait, il lui faut beaucoup de courage maintenant pour oublier et repartir.
Après le dernier col on était plus quun trentaine pour larrivée au sprint, et comme le disait Manu à loreillette je devait être lun des plus rapide au sprint. Je me suis placé dans la roue de mon favori (il gagne dailleurs), mais à 1,5km de larrivée je casse un rayons sur la roue avant. Jétais tellement motivé que jai essayé de continuer mais il a fallu me rendre à l évidence et mécarter car la roue touchait les freins. En faisant ça le coureur derrière moi na pu boucher le trou et à fait une cassure de 5 à larrivée dans laquelle se trouvait Benoît. Désolé !!!
4ème étape : 170km
Nous commencions dès la départ par une petite bosse (enfin pas trop raide) de 3km. Aujourdhui jétais très motivé et je voulais être dans la bonne échappée alors jai tout de suite pris la suite des premières tentatives. Mais très vite beaucoup de favoris se sont retrouvés avec nous et derrière forcément ça a tout de suite réagit pour combler le peu davance que lon avait pris.
Ensuite il y avait à passer un col de première catégorie et un de 2ème catégorie. Dans le première catégorie (15km), les hostilités commencèrent à 4km du sommet, dans la partie la plus dure car le pied était relativement facile. Contrairement à ce que jaurais pu penser, javais bien récupéré de la veille car jai réussi à passer avec le groupe de tête. Et très rapidement, dans la descente les quelques favoris échappés ont été repris. Entre les 2 cols il ny avait quun dizaine de kilomètre, et jai mal calculé mon coup car jai attaqué une fois dans la vallée mais en moins de 2km je me suis retrouvé au pied du col avec seulement 10 davance. Avec les efforts que je venais de fournir pour sortir jappréhendais fortement cette montée de 4 km à 8% de moyenne. Finalement jai encore réussi à passer inextrémiste !!
Pour finir, il y avait au moins 80 km de vallée avant de rejoindre le dernier col de 3ème catégorie situé à 20 km de larrivée. Dans cette vallée léquipe du leader (Naturino) faisait un tempo tellement élevé quil était difficile de trouver le bon de sortie, mais en compagnie de Crosbie et Canouet nous ne désespérions pas.
Mais en ce qui nous concerne, Benoît Salmon annonça à loreillette une crevaison de la roue arrière. Ensuite on entendit Manu lui dire que les commissaires ne lautorisaient pas à rentrer derrière la voiture. Instinctivement jai pratiquement pilé les freins pour lattendre. Une fois dans ma roue, tout se passait bien, on remontait tranquillement toute la file des voitures quant tout à coup en sortant de la forêt où nous étions ; le vent se mit à souffler de côté. Et là 3 éventails était en train de se former, et nous nétions quen voiture 3 ou 4. Heureusement, Gilles Canouet a habilement empêché les commissaires de faire barrage en simulent un ennui mécanique. Ceci obligea de suite les commissaires à doubler le groupe dattardé dans lequel il était, facilitant ainsi notre retour sur lui. Ensuite, une fois Gilles dans la roue jai donné tout ce qui me restait pour nous rapprocher le plus rapidement possible du pelton. Arrivée à une centaine de mètre je me suis écarté et Gilles a fini le travail. Moi il ma fallu encore batailler 3km dans les voitures pour rentrer.
Mais ce quil y a de plus incroyable cest quà peine rentré je suis tout de suite remonté devant le peloton et un groupe de 15 venait de partir, le peloton semblait temporiser alors jai attaqué pour combler les 10 qui séparaient les 2 groupes. Franchement, je ne sais pas où jai trouvé la force de faire ça car javais encore pas récupéré des derniers efforts.
Très rapidement on a pris 1 davance mais ensuite lécart a stagné car trop nombreux on ne sentendait pas. Plusieurs attaques se succédèrent et moi jétait de tous les coups, je ne voulais rien lâcher et rien regretter maintenant que jétais là. Finalement 2 coureurs parvinrent à prendre une quinzaine de seconde davance, et derrière le groupe semblait vouloir les laisser partir et attendre le pelton. Jai fait mine de vouloir la même chose en prenant aussi des petits relais mais au bout du 3ème passage jai attaqué le plus fort que je pouvais, laissant à aucun coureur la possibilité de prendre ma roue.
Une fois dans la roue des 2 coureurs de tête, on sest bien entendu pendant 20km et notre avance est montée à 1 15 au pied de la dernière ascension de 3ème catégorie (6km à 8%) dont le sommet était à 20 km de larrivée.
Nous avons donc passé les 2 premiers kilomètres les plus durs du col ensemble, voyant notre avance fondre rapidement. Les meilleurs grimpeurs nous ont rejoint dans une portion à 12% mais jai réussi à maccrocher et ensuite les derniers kilomètres à 4% de moyenne était plus facile pour rester dans les roues. Cest le moment quà choisi Salmon pour attaquer suivi par 4 coureurs piégeant ainsi le leader de la course contraint à faire rouler ces coéquipiers dans la descente et jusquà larrivée. Salmon termine 5ème à 12 du peloton, le maillot de leader change donc dépaule au profit dun coureur de léchappée.
Benoît se classe 18ème, Mickael 28ème, Gilles 40ème et Nicolas 81ème.