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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 21:34

 

Mickaël Buffaz : « L'impression d'avoir été bridé pendant huit ans »

Date : Dimanche 23 janvier 2011 @ 21:21:10

Sujet : Continental Pro

Mickaël Buffaz, 31 ans, a hâte en 2011 de voir jusqu'où il peut aller. Depuis qu'il connaît les raisons de ses soucis de santé récurrents, le vainqueur de Paris-Corrèze a vu ses ambitions grandir. Entretien.

Propos recueillis par Nicolas Gachet

Cyclismag : Avec quel sentiment ressors-tu de la saison 2010 ?
Mickaël Buffaz : Il s'agit d'une année où j'ai alterné le chaud et le froid, le noir et le blanc. J'ai connu en quelque sorte toutes les émotions. Mes ennuis de santé sont arrivés au summum après la Tropicale Amissa Bongo. Après, la forme est revenue avec cette place sur les Championnats de France. J'ai commencé à montrer mes capacités à tous ceux qui suivent le vélo. Même si au fond de moi, je savais de quoi j'étais capable. Ensuite, l'apothéose est arrivée à l'occasion de ma victoire à Paris-Corrèze.

Puis, il y a eu cet abandon au début de la Vuelta...
Effectivement, et ça a été une grosse désillusion. J'arrivais très bien préparé et dans une forme que je n'avais jamais connue, donc j'étais impatient de voir jusqu'où je pouvais d'aller. En plus, je me trouvais échappé sur la première étape. J'avais toutes mes chances pour récupérer le maillot de meilleur grimpeur. Et à 200 mètres de la seule côte répertoriée, je tombe et je me fracture la clavicule. Je ne sais même pas comment je me suis retrouvé à terre, c'est dire. Mon retour en France a été très dur, même si j'ai reçu beaucoup de soutien. J'ai pris un sacré coup derrière les oreilles, j'avais à cœur de prouver ce dont j'étais capable. J'en avais l'occasion sur la Vuelta avec un terrain qui me convenait parfaitement. En plus, je suis quelqu'un qui aime bien la chaleur. Tout était réuni.

« DES PROBLÈMES D'INTESTIN DEPUIS LA NAISSANCE »

L'an dernier, tu as réglé tes soucis de santé...
Un mois après la Tropicale Amissa Bongo, les médecins ont enfin trouvé d'où provenait mon mal. En fait, il s'agissait d'un déficit anormal de l'équilibre bactérien de mon intestin. Et ce déséquilibre persistait, quoi que je fasse. Beaucoup de défenses immunitaires se trouvent dans l'intestin. Comme l'intestin était déréglé, je récupérais toujours quelques microbes. Jusqu'au moment où ça se transformait en gastro-entérite et où j'étais obligé de me reposer.

Depuis quand avais-tu ces problèmes ?
Depuis ma naissance en fait. Les membres de ma famille ont toujours été victimes de quelques problèmes digestifs.

Le fait d'avoir régler ces problèmes d'intestins a-t-il créé un déclic pour toi ?
Je ne le dirai pas de cette façon. Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que ça allait mieux sur le vélo. Les entraînements se suivaient et se déroulaient sans problème à chaque fois. Je ne ressentais plus de douleur au niveau du ventre. Et donc forcément, quand le corps est à 100%, la motivation vient tout de suite derrière.

 

 


« J'AVAIS PRÉVENU MA FEMME QUE JE GAGNERAIS A PARIS-CORRÈZE »

Dirais-tu que ce fut un nouveau départ pour toi sur le Championnat de France ?
Certes, je réalise une bonne course en terminant 4è. Cependant, je le savais dès le départ que j'en étais capable, étant donné que mon corps allait mieux et que je me sentais au top de mes possibilités. Après, il faut le faire comprendre à tout le monde.

Et quelques semaines après, tu remportes Paris-Corrèze...
Cette course allait dans le prolongement de ce que j'expliquais. Paris-Corrèze a montré mon potentiel aux spectateurs et au monde du vélo. Mais au fond de moi, ce n'était pas une surprise. D'ailleurs, la veille de mon succès, j'avais appelé ma femme pour lui dire que j'allais la rappeler le lendemain en lui disant que je venais de gagner. Pourtant, je n'avais pas de grandes victoires à mon actif. C'était la première fois en huit ans de carrière que j'annonçais un tel résultat.

« ÊTRE AU TOUR DE FRANCE EN JUILLET »

Avec quel état d'esprit abordes-tu cette nouvelle saison ?
J'aborde 2011 avec beaucoup de curiosité. Je ne pense pas que c'est un mot qu'on emploie souvent dans le monde du vélo, mais là je suis curieux de voir ce qui va se passer pour moi. Je suis, entre guillemets, un coureur passe-partout. Je peux m'illustrer un peu partout, hormis dans les sprints.

A 31 ans, tu n'as jamais disputé le Tour de France...
L'objectif de l'année est d'abord d'être au départ du Tour de France. Je n'ai jamais pu y être, je me suis écarté moi-même avec mes problèmes de santé. Désormais, je suis sûr et certain que ça ne se reproduira plus.

Il y a des places à prendre chez Cofidis avec les départs cet hiver de plusieurs cadres...
Je ne me pose pas la question de savoir en 2011 s'il y a des places à prendre, notamment dans l'équipe du Tour. Comme je l'ai dit, je me suis toujours écarté tout seul du Tour à cause de soucis de santé, le problème venait de moi. Je ne me mets pas de pression. Il y a beaucoup de changements dans l'encadrement avec l'arrivée de trois directeurs sportifs. Seuls les résultats vont primer au moment des sélections.

« JE N'AI JAMAIS AUTANT TRAVAILLÉ »

Quelles sont tes limites ?
Je ne sais pas justement. J'ai l'impression d'avoir été bridé pendant huit ans. Et là, j'ai enlevé la planche au-dessus de ma tête qui m'empêchait de grandir. Et je n'ai plus qu'une envie désormais : voir ce que je suis capable de faire. Avant, je me posais des limites sur certains terrains, comme sous la pluie. Les mauvaises conditions atmosphériques influaient énormément sur mon état de forme. Mais maintenant que je ne suis plus gêné par ces problèmes de santé, tout va peut-être changé. En tout cas, je n'ai jamais travaillé autant. Le fait de ne plus être perturbé par mes ennuis de santé m'a aidé à travailler davantage.

Par le passé, tu étais surtout en forme au mois d'août...
Ce n'était pas dû au hasard, étant donné que c'est une période où la chaleur est au rendez-vous et où mes soucis de santé étaient les moins présents. Après huit ans de carrière, tu sais être réaliste et aller dans des endroits où tu sais que tu vas marcher naturellement. Désormais, je vais pouvoir me fixer des objectifs par rapport à mon état de forme sur n'importe quelle course. D'habitude, je n'appréciais pas trop le début de saison. Maintenant que je suis débarrassé de ces ennuis, je serai peut-être présent dès le début de la saison.

Photo : Mickaël Buffaz veut connaître ses limites
Crédit : Etienne Garnier -
www.velofotopro.com

 

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